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Fracture et entorse

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C’est le destin

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et bien souvent le hasard nous joue des tours. L’accident est vite arrivé et souvent il est inévitable. Ainsi un trou dans la rue et crac c’est la cheville qui vrille. Un crochet mal négocié au foot et c’est le genou qui lâche. Une flac d’huile sur la route, une glissade et crac c’est la jambe qui y passe. C’est souvent bête et méchant, mais quand ça arrive, il faut savoir faire face.

On appelle cela dans le jargon médical la traumatologie. On retrouve bien évidemment la notion de traumatisme, un événement imprévisible pour le corps qui va en subir les conséquence.

Si c’est un ligament qui est atteint, on parlera d’entorse. En revanche, pour atteinte de l’os , c’est le mot fracture qui sera utilisé. Chacun aura des conséquences spécifiques, avec donc des prises en charges spécifiques.

 

Renaître tel le Phoenix

Le corps ne pouvant prévoir ce genre de situation, la vie a prévu un mécanisme de cicatrisation performant. La structure tissulaire touché est le collagène, la protéine qui est présente partout dans le corps.
Lorsque les protéines de collagène sont détruites ou abîmées, le corps va réintroduire des nouvelles protéines de collagènes pour les remplacer.

Ceci nécessite un apport de sang conséquent pour avoir tous les éléments nécessaires à ce processus . C’est entre autre ce qu’on dénomme le processus inflammatoire, et qu’un gonflement nommé œdème est associé. Il arrive parfois que la zone atteinte soit très mal vascularisée, comprenez que le sang ne peut y être acheminé correctement. La cicatrisation sera alors impossible, et bien souvent ce genre d’atteinte nécessite une chirurgie.

 

Pour les entorses

Dans le cas des entorses, la cicatrisation doit être aidée par un rapprochement des deux berges de la déchirure du ligament. C’est pourquoi l’on portera des attelles pendant un à trois semaines selon la gravité.

Car l’entorse peut aller graduellement de bénigne à grave selon si on retrouve une section partielle ou total de la structure.

Par contre , à la différence des fractures que nous verrons après, l’appui est toujours permis. En effet les ligaments ne supportent pas le gravité, ainsi il est inutile voir contradictoire, d’empêcher l’appui total suite à une entorse.
Ce sera différent si lors du traumatisme, un morceau de l’os sur lequel s’accroche le ligament, est arraché par la violence du choc. Ce sera une situation plus grave qui nécessite cette fois une décharge totale (c’est à dire pas d’appui) jusqu’à la fin de la cicatrisation.

On fera un diagnostique grâce à l’histoire de l’événement traumatique, de la réaction inflammatoire (douleur exquise, gonflement), et de la douleur provoqué à la palpation du ligament quand cela est possible. Il existe des tests spécifiques selon la localisation. Une radio est généralement inutile car les éléments ligamentaires y sont invisibles, sauf si l’on soupçonne un arrachement osseux ou une facture associée. Parfois on pourra demander une échographie, mais essentiellement pour affiner le diagnostique.

On explorera ici l’entorse de la cheville, l’entorse du genou et la luxation de rotule.

 

Pour les fractures

Pour les fractures la situation est différentes. On retrouve suite au traumatisme une discontinuité de l’os avec rupture du périoste ( le périoste étant une couverture qui entoure l’os et qui le nourrit en assurant l’apport de sang nécessaire).

La vitesse de guérison dépendra de très nombreux facteurs :tels que l’âge, l’état nutritif, l’importance de la fracture et comme pour les ligaments de l’état de vascularisation de la zone.

Un hématome va se former entre les deux extrémités de l’os. Au bout de quelques jours cet hématome s’organise avec l’apparition de nouveaux vaisseaux sanguins. Le corps va nettoyer ensuite les fragments de l’os qui ne pourront être récupéré qui sont donc éliminés.

Le périoste va assurer la production d’os neuf. Cette matière osseuses commence à se calcifier formant ainsi le calle primaire qui est secondairement réabsorbé et remplacé par un calle secondaire plus résistant, disposé notamment au niveau des zones de forces.

Car un peu comme dans un poteau de béton armé, des lignes que l’on peut associer au ferraillage, vont prendre en charge la majeur partie des forces. Car la gravité empruntera majoritairement ces lignes de force formant des travées dans l’os. Elles doivent donc être absolument consolidées pour être à nous fonctionnelle. C’est pourquoi l’appui sera interdit pendant environ 45 jours, et que l’on bloquera la partie atteinte dans un plâtre.

Le diagnostique se fera avec une radio, ou l’on cherchera un trait de fracture. La chirurgie devra intervenir si la fracture est compliquée ou concerne un os qui nécessite un support pour sécuriser la cicatrisation.

On parlera ici principalement de la fracture du pied.

Les fractures et entorses

Entorse de cheville

L’entorse de cheville est le traumatisme le plus souvent retrouvé, notamment lors de la pratique sportive. Pour autant elle peut arriver n’importe ou et n’importe quand. C’est plus souvent une inattention qui sera responsable dans ce cas là.

Elle peut être de bénigne à grave selon la vélocité du traumatisme, cad la vitesse à laquelle se déroule l’action. Un oedème en œuf de pigeon et une impossibilité de poser le pied seront les signes pour aller consulter au plus vite les urgences.

 

Entorse du genou

Le genou possède , comme toutes les articulations, plusieurs ligaments. Ceux du genou sont soit externe , au nombre de deux, soit internes, deux également.
Les entorses externes restent les plus bénignes, alors que celles touchant les ligaments internes dit ligaments croisé seront en général orientées vers une prise en charge chirurgicale.

Dans tous les cas le genou va gonfler de manière importante, avec une rotule qui flotte dans du liquide la jambe tendu. Une immobilisation en attelle est de rigueur au moins la première semaine suivant le traumatisme.

 

Luxation rotulienne

La rotule est un un os en suspension. En effet lors de l’extension de la jambe, la rotule est libre, on peux la mobiliser de droite à gauche. Par contre lorsque l’on plie le genou, elle se plaque sur le fémur, pour assurer un point d’appui suffisant pour le muscle de la cuisse appeler quadriceps.

Il arrive parfois que ce mouvement de la rotule ne se fasse pas correctement. L’axe n’étant pas respecter lors d’une flexion, la rotule ne se plaque pas dans l’espace prévu pour la recevoir.
L’impression ressentie est vraiment douloureuse, et la réaction inflammatoire qui s’en suit peut être très importante. Une immobilisation de la jambe est encore une fois préconisé dans les premiers jours du traumatisme.