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Tendinite

Quelque chose vous réveille en pleine nuit. Une douleur lancinante et insidieuse. Un mouvement tout bête et vous ressentez un coup de poignard. L’effort sportif devient petit à petit insoutenable. Il y a surement une inflammation quelque part, et un tendon pourrait très bien en être la victime.
Mais pourquoi, il n’y a pas eu de coup , pas d’événement qui pourrai expliquer cette apparition soudaine ?

Pour bien comprendre l’histoire de la tendinite (inflammation du tendon) , il faut bien savoir de quoi on parle. Déjà le tendon est un mot très connu, seulement peu de gens connaissent sa vrai fonction, sa place dans notre anatomie. Le tendon, c’est la fin du muscle, la partie qui s’accroche sur l’os. Il est pour un tiers fibreux, mélange de protéines de collagène organisées en fibres orientées axialement, regroupées en faisceaux très épais. Ces faisceaux ont une propriétés viscoélastiques, capables d’emmagasiner de l’énergie pour la restituer secondairement et de s’adapter au cours de l’exercice physique. Le reste est une matrice , c’est à dire un mélange organisé en 2/3 d’eau et 1/3 de cellules. Une gaine dite synoviale entoure cette structure pour assuré le glissement avec les structures environnantes notamment l’os.

On retrouve également dans le tendon des mécanorécepteurs de type III de Golgi, un organe tendineux spécifique. Ils sont indispensables dans la régulation et la réponse musculaire. Il participe également à l’équilibre du corps en faisant remonté les informations jusqu’aux système nerveux. C’est à cause d’eux que lorsque l’on frappe sur le tendon perpendiculaire avec un marteau , le membre bouge tout seul. Le choc va stimuler ces mécano récepteurs, et engager un réflexe contractile. L’importance de réinformatisée cette zone sera primordial. Car lors des phénomènes inflammatoires il y a un hypersensibilisation de la zone qui perturbera ce système.

Les tendons ont une vascularisation pauvre et indépendante. L’apport sanguin autour et au sein du tendon lui-même est multiplié par 3 à 7 lors d’un exercice physique .

ils permettent aussi aux muscles de transférer des forces mécaniques aux articulations en amortissant leurs contraintes sur les structures périarticulaires : ligaments, capsules…

La consommation d’oxygène des tendons est comparable à celle des ligaments. Elle est estimée 7,5 fois moins importante que celle des muscles squelettiques. Le métabolisme tendineux est restreint mais sa capacité de produire de l’énergie en anaérobie est particulièrement développée. Ces caractéristiques rendent les tendons capables de supporter des poids et de résister à des tensions pendant de longues périodes en évitant l’ischémie et donc le risque de nécrose.
Néanmoins, ce taux métabolique bas rend la cicatrisation tendineuse lente. Au cours d’un exercice physique, la consommation d’oxygène est fonction des contraintes mécaniques exercées au sein du tendon. Elle est estimée 3 à 6 fois supérieure à la consommation de base.

Mécanique des tendons
Les tendons sont plus résistants que les muscles, ils sont soumis à des forces de tension et de compression qui peuvent supporter 17 fois le poids corporel total moyen d’un individu. Le tissu tendineux est capable de modifier sa structure, et sa composition est fonction des contraintes mécaniques qu’il subit.
L’entraînement physique induit des modifications mécaniques et biochimiques permettant de rendre plus résistant un tendon. Des travaux récents chez l’homme ont montré une augmentation du turnover du collagène de type I après exercice physique. Au cours d’un exercice physique de 60 minutes, la synthèse de collagène est augmentée de 100 % et se poursuit, de façon moindre, pendant 3 jours. Le turnover protéinique est également accéléré pendant 1 à 3 jours après l’exercice. L’effet de l’exercice physique peut devenir délétère lorsque les séances d’entraînement sont trop proches, le catabolisme devenant alors majoritaire. L’hypertrophie tendineuse et l’augmentation de la résistance mécanique du tendon résultent d’un entraînement régulier et progressif.
À l’inverse, un étirement excessif ou des contraintes déséquilibrées ont tendance à accroître la production de médiateurs de l’inflammation et à créer des lésions tendineuses aiguës ou chroniques.
Il existe donc une adaptation du tissu tendineux aux contraintes mécaniques ; cette mécanotransduction se fait tant à l’échelle macroscopique que moléculaire.
Les enthèses supportent des forces de tension, compression et de cisaillement pouvant être 4 fois supérieures à celles observées dans la portion moyenne du tendon.
La courbe typique de déformation d’un tendon par étirement montre une première phase, de croissance exponentielle qui correspond à la mise en tension progressive des fibres tendineuses.
À partir du moment où toutes les fibres tendineuses sont tendues, une seconde phase linéaire fait suite jusqu’à environ 4 % d’élongation (cette phase linéaire permet de calculer le module de Young du tendon, c’est-à-dire la pente de la courbe). La troisième portion de la courbe est extraphysiologique, elle va de 4 % d’élongation, limite maximale de rupture microscopique, à 10-14 % d’élongation, limite à laquelle on peut observer les premières lésions macroscopiques. Cette phase se poursuit par une dernière portion de courbe en plateau qui va jusqu’à la rupture tendineuse.

Les différents types de tendinites

Fasciite plantaire et épine calcanéenne

Problème récurrent du pied et qui apparait progressivement mais pouvant devenir à terme extrêmement handicapant. Les douleurs sur la voûte plantaire sont le plus souvent matinales, et à mesure que le problème évolue peuvent devenir permanentes, jusqu’à impacter durablement la santé de votre pied. L’inflammation du tissu fibreux dit fascia, de la voute plantaire pourra développer une épine calcanéene, véritable poussée osseuse sur l’os du talon, dit calcanéum. Cette situation est pourtant réversible et pourra si la prise en charge est globale être améliorer durablement.

 

Tendinite d’Achille

C’est l’inflammation tendineuse du pied la plus repandue, aussi bien chez les sportifs que ches les personnes sédentaires. Notre tendon d’achille en bonne santé est le plus résistant du corps et du pied , mais il a aussi des faiblesses. Une microlésion du corps du tendon mal cicatrisée pourra dégénerer, et transformer en profondeur la structure. Et l’élément le plus résistant du corps d’un point de vu élastique pourra céder sur une simple descente d’escalier. Ainsi assurer la bonne santé de votre pied et donc de votre tendon d’achille est primordiale pour pouvoir bouger et rester en forme.

 

Périostite tibiale

Pathologie de l’excés sportif , on retrouve cette inflammation dans les pratiques avec beaucoup de changement d’appuis ou d’accélérations, mais également chez les coureurs. La douleur sur l’os du tibia peut devenir excquise au point de ne pas pouvoir supporter que l’on effleure la point sur l’os. Pour retrouver une bonne santé au niveau du pied avec ce genre de pathologie il faut bien veiller à retrouver un bon équilibre au niveau des appuis, apprendre aussi à se connaître pour jauger ces propres limites, surtout à l’entrainement. Le travail sur les muscles posturaux sera de mise, ainsi qu’un bonne hygiène de vie.